A la base, je voulais vous faire un article de blog classique, qui raconterait un peu de ce que j'ai pu voir là bas. Vous parler des conférences qui m'ont marqué, ou du rythme des journées. Mais je crois que c'est finalement ce qui représenterait le moins bien cette conférence.

Alors je vais appliquer la loi des deux pieds mains et me laisser guider par les mots. Après tout, si cela doit se passer comme ça, c'est sûrement que c'était la bonne chose à faire.


SudWeb, c'était un peu la conférence à laquelle je souhaitais participer. J'en avais entendu tellement de bien… Mais au delà des éloges, j'étais surtout attiré par l'esprit qui s'en dégageait : on y parle un peu de web, et beaucoup de ce qu'il y a à côté.

Pour autant, ça me fouttait une trouille terrible. Je savais que pour en tirer le meilleur, il allait falloir aller vers les gens, échanger avec eux et faire comme si c'était naturel.

Le jeu en valant la chandelle, je me suis lancé !


Comme prévu, une fois arrivé là bas, c'est un peu difficile. Même si tout le monde a l'air très abordable, une partie de moi me rappelle que ce sont des gens et donc que ça représente un effort d'aller vers eux.

Mais plus le temps passe, plus je sens un poids se lever de mes épaules. En fait, ce n'est pas très grave si je ne dis pas bonjour à tout le monde. Ce n'est pas très grave si je ne parle pas beaucoup dans les conversations.

Je me retrouve donc à squatter des groupes, sans forcément beaucoup intéragir. Mais c'est OK. On ne me le reproche pas, au contraire. On m'accueille et on me laisse le temps de me faire à l'idée.


Cela dit, le moment où je me sens vraiment libéré de mes propres pressions, c'est quand je commence à assister aux ateliers du samedi. A chaque fois, on m'invite implicitement à prendre la parole. Mais surtout, on m'autorise explicitement à rester simple observateur. Joie ! Cela me permet d'enmagaziner un maximum de choses que je pourrai digérer et ressortir plus tard. C'est notamment le cas quand je participe à une expérimentation sur la mise en place d'une collaboration safe animé par Julia et à un atelier sur la parole et le genre au travail animé par Raphaël. D'ailleurs, au moment d'écrire ces phrases, ma seule envie est d'aller écrire des retours aux animateurs des ateliers pour leur dire ce que j'ai ressenti et leur dire combien leurs ateliers m'ont plu.

Mieux encore, je constate qu'il est facile d'appliquer la loi des deux pieds. Si je ne me sens pas à ma place dans un atelier, je peux aller participer à un autre. Cela fait partie de l'ordre naturel des choses. J'aurais certainement dû l'appliquer plus tôt. Une chose est sûre, c'est qu'elle risque de radicalement changer ma façon d'intéragir avec les autres à l'avenir. L'an prochain, d'ailleurs, je l'appliquerai certainement dès la journée des conférences.


En bref, SudWeb est un cadre d'échange qui fait du bien. Il s'y mèle bienveillance et bientraitance. Chacun est libre de faire les choses à son rythme et c'est libérateur.

Si vous vous doutez qu'il y a un peu plus que les choix techniques dans nos métiers, peut être que c'est fait pour vous.